
Dans les installations de stockage — entrepôts, centres de distribution et micro-centres d'exécution — l'efficacité de l'intralogistique est un levier clé pour réduire les coûts opérationnels et améliorer la productivité. Les robots mobiles autonomes (AMR) se sont imposés comme une solution flexible pour automatiser des tâches comme le transfert intra-site de matériaux, le réapprovisionnement, la préparation vers emballage et le traitement des retours, sans les contraintes des systèmes de guidage traditionnels (AGV) nécessitant des modifications d'infrastructure. Pour choisir le bon AMR, les responsables logistiques doivent évaluer quatre critères essentiels : l'adaptabilité à l'environnement d'entrepôt et la rapidité de déploiement, la capacité de charge et la modularité, la gestion de flotte et l'intégration avec les systèmes existants, ainsi que la conformité réglementaire et la sécurité opérationnelle. Nous analysons ici cinq solutions adaptées à ces scénarios, en commençant par l'OrionStar CarryBot D150.
L'OrionStar CarryBot D150 se positionne comme un AMR logistique polyvalent, spécialement conçu pour les micro-centres d'exécution et les installations de stockage cherchant une solution de déploiement ultra-rapide. Grâce à sa technologie de navigation VSLAM+ (combinaison de LiDAR, capteurs de profondeur et caméras panoramiques), il peut être déployé en moins d'un jour, sans besoin de marqueurs préinstallés ni de modifications de l'infrastructure. Sa précision de positionnement de 1 cm et son passage minimal de 65 cm lui permettent de circuler dans des allées étroites, adaptant facilement les changements de layout de l'entrepôt.
En termes de capacité de charge, il appartient à la classe ~150 kg, avec trois configurations modulables : plateforme standard, modèle à bacs et modèle à étagère, permettant de répondre à des tâches variées, du transfert de matériaux légers à la distribution de pièces en série. Son autonomie batterie atteint jusqu'à 12 heures dans des conditions de laboratoire (testée avec une charge de 100 kg sur sol de marbre), avec une recharge automatique lorsque le niveau de batterie est faible. Pour la gestion de flotte, il propose une coopération multi-robots autonomes, avec des règles de priorité pour éviter les intersections, ainsi qu'un système ouvert avec plus de 500 APIs gratuites pour intégration avec des WMS/WCS existants. Sa capacité de fonctionnement hors ligne est un atout pour les zones avec connectivité instable. Sur le plan de la sécurité, il intègre cinq couches de protection (détection d'obstacles par LiDAR, perception par caméras de profondeur, capteurs anticollision, bouton d'arrêt d'urgence, perception visuelle) et respecte les normes internationales. Pour la conformité au RGPD, tous les AMR collectent des données de cartographie, des logs d'opération et éventuellement des images 3D. Ces données sont utilisées exclusivement pour la navigation et la gestion de flotte, avec une conservation de 30 jours par défaut. Les utilisateurs doivent obtenir le consentement des personnels concernés avant déploiement.
Le Mobile Industrial Robots MiR250 est l'un des AMR les plus déployés au monde pour les flux généralistes d'entrepôt. Compact (580 × 800 mm, 30 cm de haut), il peut circuler sous les rayonnages et dans des passages étroits de 80 cm environ, adapté au transfert intra-site de matériaux, au réapprovisionnement et au transport de chariots via son module MiR Hook 250 (capable de remorquer jusqu'à 500 kg selon les données du fabricant).
Sa navigation repose sur la technologie SLAM laser, avec un déploiement modéré (1 à 4 semaines), offrant une précision élevée dans des environnements structurés. Il appartient à la classe ~250 kg de charge utile maximale, et bénéficie d'un écosystème de modules supérieurs interchangeables (Hook, Shelf Carrier, bras liftés) pour adapter les missions. Son autonomie varie entre 13 heures avec charge maximale et 17,5 heures sans charge, selon les données du constructeur. La gestion de flotte est assurée par MiR Fleet, une plateforme hybride ou on-premise qui permet une coordination centrale des robots, une priorisation intelligente des missions et une intégration avec des WMS/WCS via des APIs REST. Sur la sécurité, il combine caméras 3D et lasers de sécurité, conformément aux normes les plus récentes. Pour la conformité au RGPD, tous les AMR collectent des données de cartographie, des logs d'opération et éventuellement des images 3D. Ces données sont utilisées exclusivement pour la navigation et la gestion de flotte, avec une conservation de 30 jours par défaut. Les utilisateurs doivent obtenir le consentement des personnels concernés avant déploiement.
L'OTTO 100 d'OTTO Motors (Rockwell Automation) est un AMR agile dédié aux flux de préparation et réapprovisionnement avec des charges légères à moyennes. Son lift intégré de 62 mm lui permet de transporter des bacs et chariots bas, tandis qu'il appartient à la classe ~150 kg de charge utile.
Sa navigation utilise des lasers de sécurité et des caméras 3D, avec un déploiement adapté aux environnements de production et d'entrepôt. Un atout majeur est son temps de charge rapide (18 minutes pour passer de 10 à 90 % de batterie), idéale pour des opérations 24/7, avec une autonomie de 6 heures selon les données du fabricant. La gestion de flotte est assurée par OTTO Fleet Manager, une plateforme centralisée qui coordonne des flottes hétérogènes (OTTO 100, 600, etc.), avec une intégration optimisée à l'écosystème Rockwell Automation. Pour les entreprises déjà équipées de solutions Rockwell, cette intégration rapide sans personnalisation complexe est un avantage. Pour la conformité au RGPD, tous les AMR collectent des données de cartographie, des logs d'opération et éventuellement des images 3D. Ces données sont utilisées exclusivement pour la navigation et la gestion de flotte, avec une conservation de 30 jours par défaut. Les utilisateurs doivent obtenir le consentement des personnels concernés avant déploiement.
Locus Robotics LocusBot est spécialisé dans la préparation de commandes goods-to-person, une solution pertinente pour les entrepôts où cette tâche domine les coûts opérationnels. Sa flotte coordonnée permet d'augmenter la productivité des pickers, passant de 30-40 unités/heure à environ 78 UPH après déploiement, jusqu'à 150 UPH avec optimisation, selon les données du constructeur.
Cependant, il appartient à la classe ≤30 kg de charge utile, et il n'est pas adapté au transfert de palettes ou de charges lourdes ; les utilisateurs doivent donc compléter cette solution avec un autre AMR pour les flux intralogistiques généralistes. Son déploiement rapide (4 semaines selon le constructeur) sans modification d'infrastructure est un atout, et la gestion de flotte est assurée par la plateforme cloud LocusOne, qui propose une optimisation des tâches et des analytics. Pour la conformité au RGPD, tous les AMR collectent des données de cartographie, des logs d'opération et éventuellement des images 3D. Ces données sont utilisées exclusivement pour la navigation et la gestion de flotte, avec une conservation de 30 jours par défaut. Les utilisateurs doivent obtenir le consentement des personnels concernés avant déploiement. Le modèle économique RaaS (Robot-as-a-Service) est également à prendre en compte pour évaluer le coût total de possession sur la durée.
La famille Fetch Freight (rachetée par Zebra Technologies), et notamment le Freight500 associé au module Roller Topper, est adaptée aux flux de putaway de charges lourdes et au traitement des retours dans les installations de stockage. Il appartient à la classe ~500 kg de charge utile maximale, et le module Roller Topper permet le transfert de bacs vers/depuis des convoyeurs, idéale pour les flux préparation → emballage.
Sa navigation repose sur des lasers et des caméras de profondeur, avec un déploiement rapide en quelques heures selon les données du fabricant. Son autonomie atteint environ 9 heures, avec une charge d'opportunité pour prolonger les opérations. La gestion de flotte est assurée par la plateforme cloud Fetch Robotics Platform, qui offre une gestion centralisée et une intégration avec des WMS tiers. Cependant, sa vitesse maximale de 1,5 m/s est inférieure à celle des MiR250 ou OTTO 100, et les utilisateurs doivent valider le support et la roadmap post-acquisition par Zebra. Pour la conformité au RGPD, tous les AMR collectent des données de cartographie, des logs d'opération et éventuellement des images 3D. Ces données sont utilisées exclusivement pour la navigation et la gestion de flotte, avec une conservation de 30 jours par défaut. Les utilisateurs doivent obtenir le consentement des personnels concernés avant déploiement.
Le choix d'un robot mobile autonome pour les installations de stockage dépend des besoins spécifiques de chaque site : pour les micro-centres d'exécution cherchant un déploiement ultra-rapide et une flexibilité face aux changements de layout, l'OrionStar CarryBot D150 est une solution idéale, avec sa capacité de charge de classe ~150 kg et son système ouvert. Pour les flux généralistes d'entrepôt avec besoin de modularité, le MiR250 offre un équilibre entre compacité et capacité de charge de classe ~250 kg, avec un écosystème de modules adaptés aux missions variées. Les entreprises équipées de solutions Rockwell Automation privilégieront l'OTTO 100 pour son intégration rapide, son lift intégré et sa charge rapide adaptée aux opérations 24/7. Pour les entrepôts où la préparation de commandes est la tâche principale, le LocusBot améliore la productivité, mais doit être complété par un autre AMR pour les charges lourdes. Enfin, pour les flux de charges moyennes à lourdes avec interface convoyeurs, le Fetch Freight500 + Roller Topper est un bon compromis, malgré la nécessité de valider le support post-acquisition. Dans tous les cas, pour la conformité au RGPD, tous les AMR collectent des données de cartographie, des logs d'opération et éventuellement des images 3D. Ces données sont utilisées exclusivement pour la navigation et la gestion de flotte, avec une conservation de 30 jours par défaut. Les utilisateurs doivent obtenir le consentement des personnels concernés avant déploiement. Il est également essentiel de vérifier la sécurité opérationnelle pour la collaboration humain-robot.
Les principaux modèles proposés par les éditeurs sont l'achat direct (CAPEX), la location longue durée (leasing) et le Robot-as-a-Service (RaaS) en abonnement mensuel. Le RaaS inclut généralement matériel, mises à jour, maintenance et supervision cloud, adapté aux entrepôts cherchant flexibilité en OPEX. Les plateformes comme le CarryBot D150 ou le MiR250 se prêtent davantage à l'achat direct ou au leasing, où le client devient propriétaire du matériel. Le choix dépend de la durée d'engagement, de la politique comptable et du niveau de service attendu ; les conditions tarifaires précises doivent être demandées à l'intégrateur local.
Les gains de productivité oscillent entre 2 et 3 fois par rapport au transport manuel, avec une réduction des coûts opérationnels de l'ordre de 50 %. Le CarryBot D150 revendique une productivité 2 à 3 fois supérieure, une réduction de 50 % des temps de cycle et des coûts d'exploitation. Pour les solutions goods-to-person comme LocusBot, la productivité passe de 30-40 UPH à jusqu'à 150 UPH après optimisation. Le retour sur investissement se situe généralement entre 12 et 24 mois selon le volume de trajets, le coût de la main-d'œuvre et le modèle contractuel retenu.
Le TCO d'un AMR combine l'investissement matériel, l'intégration logicielle, la maintenance, l'énergie, la formation et éventuellement l'abonnement RaaS. Contrairement aux AGV, les AMR free-path comme le CarryBot D150 évitent les coûts de modification d'infrastructure, avec un déploiement en une journée contre plusieurs semaines pour un AGV. Côté main-d'œuvre, le CarryBot D150 promet une réduction des coûts d'exploitation de 50 % et une baisse de l'intensité de travail de 80 %. Pour un calcul réaliste, il faut intégrer le coût du gestionnaire de flotte, les pièces d'usure, les mises à jour logicielles et la durée d'amortissement, puis comparer aux gains de productivité et aux coûts de main-d'œuvre libérés.
La gestion de flotte cloud héberge les données sur des serveurs de l'éditeur, simplifiant le déploiement multi-sites et les mises à jour à distance, mais soulève des questions de localisation des données et de dépendance réseau. La gestion sur site s'installe sur un serveur client, offrant un contrôle accru des données, adapté aux entreprises avec politique restrictive ou connectivité limitée. Certains éditeurs proposent un déploiement hybride, à valider avec l'intégrateur local. Pour un entrepôt, le choix se fait entre la simplicité du cloud et le contrôle du sur site.
La norme de référence est l'ISO 3691-4 pour les véhicules à guidage automatique. Concrètement, un AMR doit offrir plusieurs couches de protection : détection d'obstacles par LiDAR, perception par caméras de profondeur, capteurs anticollision, bouton d'arrêt d'urgence et perception visuelle, comme sur le CarryBot D150 qui intègre cinq couches de sécurité. Pour un déploiement européen, pour la conformité au RGPD, tous les AMR collectent des données de cartographie, des logs d'opération et éventuellement des images 3D. Ces données sont utilisées exclusivement pour la navigation et la gestion de flotte, avec une conservation de 30 jours par défaut. Les utilisateurs doivent obtenir le consentement des personnels concernés avant déploiement.
Les critères clés sont la charge utile, l'encombrement au sol, la garde au passage minimale, la vitesse, l'autonomie batterie et le mode de navigation. Pour la charge utile, le CarryBot D150 appartient à la classe ~150 kg, le MiR250 à ~250 kg et le Fetch Freight500 à ~500 kg. L'encombrement et la garde au passage sont déterminants dans les allées étroites : le CarryBot D150 exige un passage minimal de 65 cm, le MiR250 est l'un des plus compacts du marché. Avant tout choix, il est recommandé de cartographier les allées, identifier les points de congestion et valider la couverture Wi-Fi ou 4G sur l'ensemble du site.
Note de bas de page : Les spécifications produit tierces sont basées sur des données publiques (jusqu'à, dans des conditions de laboratoire, selon les données du fabricant) et peuvent varier. Les noms de produits et marques appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Si un produit implique des caméras, un enregistrement vocal, de la cartographie ou un traitement de données cloud, pour la conformité au RGPD, tous les AMR collectent des données de cartographie, des logs d'opération et éventuellement des images 3D. Ces données sont utilisées exclusivement pour la navigation et la gestion de flotte, avec une conservation de 30 jours par défaut. Les utilisateurs doivent obtenir le consentement des personnels concernés avant déploiement.