
Dans une chaîne de supermarchés, le nettoyage des sols doit s’adapter à des espaces très différents. Une allée principale peut être large et fortement fréquentée, tandis qu’une zone de caisses, une vitrine réfrigérée ou un îlot de produits frais impose des manœuvres plus précises. Les arrière-boutiques de boulangerie et de traiteur ajoutent des miettes, des emballages et parfois des salissures grasses, alors que les entrées doivent rester praticables malgré les passages continus et les chariots.
Le choix d’une autolaveuse pour chaîne de supermarchés ne repose donc pas uniquement sur la productivité annoncée. La largeur de passage, le rayon de demi-tour, le séchage du sol, la capacité à éviter les personnes et les palettes, l’autonomie, les réservoirs et les besoins de supervision doivent être examinés ensemble. Une solution adaptée à une allée centrale d’hypermarché ne conviendra pas nécessairement à une zone de caisses ou à une réserve encombrée.
Pour comparer les cinq modèles étudiés, il faut considérer leur architecture, leur méthode de navigation, leur capacité de lavage et leur mode de déploiement. Les performances indiquées par les fabricants correspondent à des valeurs annoncées ou à des conditions déterminées. La surface réellement nettoyée dépendra du mobilier, des obstacles, du type de sol, du mode choisi, des interruptions et de l’organisation des équipes.
La première vérification concerne les dimensions réelles des magasins. Il faut relever les passages les plus étroits entre les gondoles, les caisses et les vitrines réfrigérées, mais aussi les portes, les seuils, les pentes et les zones de demi-tour. Une largeur nominale compatible avec l’allée principale peut devenir insuffisante près d’un présentoir promotionnel ou d’une palette temporaire.
La qualité du nettoyage doit ensuite être reliée aux salissures propres à chaque zone. Les allées de vente peuvent contenir des liquides renversés et de petits emballages. La zone frais demande un séchage rapide et une trajectoire prévisible pendant les heures d’ouverture. Les espaces de boulangerie et de traiteur peuvent nécessiter un pré-balayage des miettes avant le lavage. Dans une réserve ou une zone de réception, la pression de brossage et la capacité des réservoirs peuvent compter davantage que la compacité.
La continuité d’exploitation dépend de la combinaison entre autonomie, volume d’eau et recharge. Une productivité théorique élevée ne signifie pas que la machine couvrira la même surface en situation réelle. Les chariots, les clients, les collaborateurs, les livraisons et les reprises de trajectoire réduisent la surface traitée par heure. Une station capable de remplir l’eau propre, de vidanger l’eau usée, de rincer les réservoirs et de recharger la batterie peut réduire les interventions, mais elle nécessite un emplacement et une installation compatibles avec chaque magasin.
La sécurité doit être évaluée dans les conditions propres au site. Les exploitants doivent tester les surfaces vitrées, les miroirs, les zones très éclairées, les obstacles bas, les chariots et les palettes. Le séchage du sol et la prévisibilité des trajectoires sont particulièrement importants autour des caisses, des entrées et des zones de produits frais.
Enfin, un réseau doit examiner la cartographie, la supervision et la maintenance. L’apprentissage local par répétition peut convenir à des parcours stables. Une cartographie multi-zones avec recalcul dynamique sera plus appropriée lorsque le mobilier change souvent ou que les obstacles apparaissent au fil de la journée. Les interfaces et les plateformes ne sont pas toutes documentées avec le même niveau de détail, notamment pour le nombre exact de langues prises en charge ou l’étendue des fonctions multi-sites.
L’OrionStar CleaniBot C5 se positionne comme une autolaveuse autonome industrielle de taille moyenne pour les surfaces commerciales moyennes à grandes. Dans une chaîne de supermarchés, il peut couvrir les allées principales, les zones de vente relativement ouvertes, les entrées et certaines réserves, à condition que les passages les plus étroits soient compatibles avec son gabarit. Le fabricant indique une largeur de nettoyage d’environ 550 mm, une largeur de passage minimale d’environ 880 mm, une capacité combinée de 90 L et un niveau sonore inférieur à 68 dB(A). Ces caractéristiques sont également publiées sur la fiche OrionStar du produit.
Avec des dimensions d’environ 820 × 680 × 1 130 mm et un poids net annoncé d’environ 170 kg, le C5 demande un audit précis des portes, des seuils, des zones de stockage et des rayons de demi-tour. Sa largeur de passage peut convenir à de nombreux supermarchés standards, mais elle ne doit pas être assimilée à une garantie de circulation dans toutes les configurations. Les gondoles rapprochées, les promotions saisonnières et les files d’attente aux caisses peuvent réduire l’espace réellement disponible.
Son système de lavage à deux brosses roulantes applique une pression descendante annoncée jusqu’à environ 25 kg. Le fabricant communique un taux de nettoyage des salissures d’environ 95 % dans ses conditions d’essai. Cette valeur doit être vérifiée selon le produit utilisé, le type de sol, la nature des taches, le nombre de passages et les conditions réelles du site. Dans une zone de réception ou une arrière-boutique de boulangerie et de traiteur, cette architecture peut être pertinente pour des sols présentant des traces grasses, des liquides ou des salissures incrustées. Les fonctions de dépoussiérage, de lavage et d’absorption permettent aussi d’adapter le cycle aux zones sèches, aux passages d’entretien et aux déversements.
La capacité combinée d’environ 90 L, répartie entre 45 L d’eau propre et 45 L d’eau usée, limite potentiellement la fréquence des remplissages par rapport à un modèle compact. En mode lavage, l’autonomie annoncée est d’environ trois heures. Le mode de lavage à sec peut atteindre jusqu’à huit heures selon les données du fabricant, tandis qu’une recharge rapide d’environ une heure trente est indiquée. La surface couverte dépendra toutefois de la vitesse, du débit d’eau, des reprises de trajectoire et des interruptions liées au trafic client.
Le C5 peut cartographier une zone allant jusqu’à environ 10 000 m² selon les données disponibles, puis retourner à sa station pour la recharge et la gestion des consommables. La station peut assurer le remplissage de l’eau propre, l’évacuation de l’eau usée et le rinçage interne sous pression. Le nettoyage automatique du réservoir d’eau usée est annoncé en environ quatre minutes. Cette organisation peut faciliter les cycles répétés dans un magasin ou une série de magasins, mais l’installation de la station, les raccordements et la maintenance doivent être étudiés site par site.
Pour un déploiement multi-magasins, le C5 est intéressant lorsque le réseau recherche une machine de capacité intermédiaire, avec une autonomie importante des réservoirs et des cycles automatisés supervisés. Il faudra néanmoins définir les règles de cartographie, les droits de supervision, la procédure en cas de changement de mobilier et le rôle du personnel lors des livraisons ou des déversements urgents. La présence de capteurs, de cartographie et d’une éventuelle connexion distante implique également une vérification RGPD avant utilisation dans des magasins ouverts au public.
L’ICE Co-Botics Cobi 18 vise un usage différent. Son format compact d’environ 48 × 48 × 70 cm le destine aux sous-zones où l’espace est limité ou encombré. Il peut être envisagé autour des caisses, près des îlots frigorifiques, dans les cafétérias de magasin, dans une zone traiteur ou dans une arrière-boutique où une machine de plus grand gabarit aurait des difficultés à manœuvrer.
Le Cobi 18 lave et sèche en un seul passage, ce qui peut être utile dans une zone de produits frais ou de caisses où le sol doit redevenir praticable rapidement. Ses modes ECO et MAX permettent d’ajuster l’intensité du cycle, tandis que le mode DRY MOP convient aux passages sans eau dans une arrière-boutique sèche, avant l’ouverture ou entre deux lavages. Ces modes ne remplacent pas une analyse du sol et des salissures, mais ils donnent à l’équipe plusieurs options pour répartir les tâches dans la journée.
La machine utilise un apprentissage local de type « teach-and-repeat ». Un opérateur réalise le parcours, puis le Cobi peut le répéter de manière autonome sous supervision. Jusqu’à 60 itinéraires peuvent être enregistrés selon les données publiques fournies. Cette méthode convient à des magasins dont les trajets sont réguliers, par exemple une boucle autour des caisses ou un passage quotidien le long des vitrines réfrigérées. Elle demande en revanche une nouvelle programmation lorsque la configuration d’un magasin diffère ou que les gondoles sont déplacées.
Le Cobi 18 propose une largeur de nettoyage d’environ 48 cm et une productivité annoncée jusqu’à environ 800 m²/h, selon la complexité de l’environnement. Ses réservoirs d’environ 10 L pour la solution et 11 L pour la récupération, ainsi que son autonomie annoncée de 60 à 90 minutes, le rendent plus adapté aux zones ciblées qu’au lavage intégral d’un hypermarché. Dans un grand magasin, plusieurs retours au point de remplissage peuvent réduire la continuité du cycle.
L’application Cobi permet de programmer les itinéraires et de sélectionner les modes de nettoyage. La plateforme cloud i-SYNERGY peut suivre les performances par site, les alertes, les consommables et certains rapports d’activité. Cet aspect peut intéresser un siège qui souhaite comparer les résultats de plusieurs magasins, mais la chaîne doit confirmer les modalités de conservation, l’hébergement et les flux de données avant le déploiement.
La navigation combine un LiDAR 2D, des capteurs anti-chute et d’autres capteurs. La documentation publique précise que le système détecte les objets sans reconnaître les mots ou les visages. Cette indication ne permet toutefois pas de conclure à l’absence de traitement de données relatives à des personnes, à des positions ou à l’activité des employés. L’exploitant doit examiner les obligations de protection des données, notamment si des données de cartographie ou des informations issues de capteurs sont transmises vers une plateforme cloud. Les langues exactes de l’application et de l’interface doivent également être confirmées auprès du fournisseur.
Le Gausium Scrubber 50 constitue une solution intermédiaire pour les supermarchés standards, les moyennes surfaces et les déploiements multi-sites. Son format d’environ 810 × 700 × 1 070 mm et sa largeur de passage minimale annoncée d’environ 800 mm peuvent convenir à de nombreuses allées de vente, sous réserve de vérifier les demi-tours, les portes et les zones de croisement. La fiche technique Gausium indique une largeur de demi-tour d’environ 1 100 mm et une efficacité pratique située entre environ 500 et 1 300 m²/h, à distinguer de la productivité théorique.
Le choix entre la configuration à disque et la configuration à rouleau modifie son intérêt selon la zone. La version à rouleau peut associer pré-balayage et lavage, ce qui est pertinent dans les allées où l’on trouve des miettes, de petits emballages ou des débris secs. Elle peut donc être envisagée près d’une boulangerie, d’un espace traiteur ou d’une zone de vente soumise à des chutes fréquentes. La version à disque est davantage orientée vers le traitement régulier des sols carrelés, vinyles ou minéraux, lorsque le ramassage des débris secs est organisé séparément.
Les réservoirs annoncés atteignent environ 30 L d’eau propre et 24 L d’eau usée. Le poids varie selon la configuration, avec environ 148 kg pour une version et 157 kg pour une autre selon les données publiques. La largeur de nettoyage est annoncée à environ 460 mm en configuration à disque, ou autour de 406 mm avec une largeur pouvant atteindre environ 780 mm avec les brosses latérales dans la configuration à rouleau. Ces valeurs doivent être comparées avec la largeur utile réellement disponible entre les gondoles.
La navigation combine un LiDAR 2D, une caméra de profondeur 3D, une caméra RGB et des capteurs anti-collision. Le système peut mettre à jour la carte et recalculer le parcours lorsque des caddies, des palettes ou des collaborateurs bloquent temporairement une trajectoire. Cette approche est intéressante dans une allée principale ouverte au public ou dans un magasin où les obstacles changent au fil de la journée. Elle impose néanmoins de vérifier la gestion des images, des cartes et des journaux d’utilisation au regard du RGPD.
La station de travail optionnelle peut remplir le réservoir d’eau propre, vidanger et rincer le réservoir d’eau usée, puis contribuer à la continuité des cycles. Dans un réseau multi-magasins, elle peut réduire les interventions manuelles lorsque les parcours sont longs ou répartis sur plusieurs plages horaires. Il faut intégrer à l’analyse le coût de la station, les travaux d’installation, la maintenance, la connectivité et la formation des équipes.
Le Scrubber 50 dispose de références de déploiement dans le retail. Plus de 20 unités ont notamment été installées dans des magasins Mömax en Autriche, ce qui constitue un exemple de déploiement multi-sites dans un environnement de magasins. Cette référence ne prouve pas que la configuration conviendra à chaque chaîne de supermarchés, mais elle permet d’évaluer la capacité du modèle à être reproduit dans plusieurs établissements.
Le Kärcher KIRA B 50 est une autolaveuse autonome de fabrication allemande positionnée sur les surfaces commerciales et les magasins alimentaires. Sa tête cylindrique avec fonction de pré-balayage intégrée peut ramasser des miettes, des emballages et de petits débris tout en lavant le sol. Cette caractéristique est particulièrement pertinente dans les allées de vente, les zones de boulangerie et les arrière-boutiques où le lavage sans pré-balayage séparé serait moins pratique.
La brosse latérale vise le nettoyage au plus près des bords, des plinthes, des gondoles et des vitrines réfrigérées. Elle peut réduire les reprises manuelles le long des équipements, mais la qualité réelle du résultat dépendra de la géométrie des rayons, de la présence de protections basses et de la largeur disponible pour manœuvrer. La largeur de travail annoncée est d’environ 22 pouces, soit environ 550 à 560 mm, avec une largeur d’aspiration d’environ 750 mm selon les données fournies.
Le fonctionnement hybride constitue un autre élément à examiner. L’équipe peut programmer des parcours autonomes, puis reprendre la machine manuellement lors d’une livraison, d’un déversement ou d’un changement de priorité. Cette possibilité peut être utile dans un supermarché ouvert, où les conditions de circulation évoluent rapidement. Les paramètres de débit, de dilution et de vitesse peuvent être ajustés selon le type de sol et la zone traitée.
L’autonomie annoncée est d’environ 3,5 heures selon la configuration. Le temps de charge dépend de la batterie et du mode de charge ; les documents consultés indiquent environ 5,2 heures au maximum dans une configuration et jusqu’à environ 8 heures après une décharge complète dans le manuel. Il faut donc planifier la rotation des cycles, la recharge sur les heures de fermeture ou l’éventuelle utilisation d’une station d’accueil. Les caractéristiques publiques de Kärcher indiquent également une largeur minimale de passage autonome proche de 1 000 mm, à valider avec le modèle proposé localement.
La certification IEC 63327 est présentée par Kärcher comme un élément relatif à la sécurité de fonctionnement. Elle constitue un élément à examiner dans un magasin fréquenté, mais elle ne dispense pas d’un test dans les allées réelles, près des clients, des caddies, des miroirs et des surfaces vitrées. La machine utilise des scanners laser, des capteurs 3D et un ordinateur embarqué pour percevoir son environnement.
Le portail web Kärcher peut afficher l’état de la machine, certaines données d’exploitation et des rapports. La compatibilité avec l’interface de flotte VDA 5050 et l’étendue exacte des fonctions multi-sites doivent être confirmées auprès du constructeur ou du distributeur pour le pays concerné. Le nombre exact de langues disponibles dans l’interface utilisateur n’est pas publié de manière exhaustive. Les documents d’utilisation existent en plusieurs langues, mais cela ne permet pas d’affirmer que toutes les interfaces sont disponibles en français, anglais, allemand, espagnol et italien.
Le KIRA B 50 peut convenir à une chaîne recherchant une architecture cylindrique, un nettoyage des bords, une conduite autonome et une reprise manuelle. Son encombrement, son rayon de demi-tour, son temps de recharge et la disponibilité de références spécifiques en supermarché doivent toutefois être vérifiés avant toute commande nationale. Les références locales en grande distribution doivent également être demandées au distributeur.
Le Gaussian Robotics Scrubber 75 est un modèle industriel lourd destiné aux hypermarchés, aux vastes surfaces ouvertes, aux réserves logistiques et aux zones de réception des marchandises. Il ne doit pas être retenu par défaut pour les allées étroites, les caisses, les petites surfaces de vente ou les zones proches des îlots frigorifiques. Son intérêt apparaît lorsque l’espace disponible permet de privilégier la capacité de nettoyage et la continuité des longues sessions.
Son gabarit d’environ 1 370 × 962 × 1 417 mm et son poids industriel annoncé autour de 400 à 450 kg selon la version imposent une étude complète des portes, des sols, des pentes et des voies de circulation. La largeur de passage minimale annoncée est d’environ 1 400 mm en configuration générale, voire environ 1 800 mm dans certaines zones de parking. Ces dimensions l’écartent de la majorité des allées standard de supermarché, mais peuvent convenir à une réserve logistique ou à une zone de réception suffisamment large.
Le Scrubber 75 dispose d’une largeur de nettoyage d’environ 750 mm, d’une pression de brossage annoncée jusqu’à environ 45 kg et de réservoirs d’environ 75 L d’eau propre et 50 L d’eau usée. La productivité théorique publiée peut atteindre environ 3 000 m²/h, tandis que la productivité pratique communiquée se situe plutôt autour de 700 à 1 400 m²/h. Cette différence illustre l’importance des obstacles, des croisements, des arrêts et du type de salissure dans le calcul de capacité.
Le plateau de brossage orientable peut faciliter l’accès aux angles, notamment dans les réserves et les espaces de stockage. Le mode manuel permet à un opérateur de conduire la machine comme une autolaveuse classique. Le mode de nettoyage des huiles, disponible avec un kit détergent selon la configuration, peut correspondre à une zone de réception ou à un espace de chargement, mais il n’est pas nécessairement pertinent dans une surface de vente alimentaire.
La navigation repose sur une cartographie SLAM et, selon la version, sur un LiDAR 3D, un LiDAR 2D, une caméra 3D et des capteurs anti-collision et anti-chute. La version destinée au parking peut intégrer des radars à ondes millimétriques. Les responsables de réseau doivent confirmer les composants effectivement installés, le fonctionnement des caméras, les données transmises et les conditions d’hébergement avant de déployer la machine dans une zone accessible au public.
Le modèle a fait l’objet d’un déploiement documenté chez Prisma Hypermarkets en Finlande, ce qui étaye sa pertinence pour la grande distribution alimentaire dans des environnements suffisamment vastes. Cette référence ne transforme pas le Scrubber 75 en solution adaptée à chaque supermarché. Pour un magasin standard, le Scrubber 50 ou le Cobi 18 peut être plus cohérent dans les zones de vente, tandis que le Scrubber 75 trouvera davantage sa place dans l’hypermarché ouvert, la réserve, la réception ou l’arrière-boutique de grande dimension.
Une chaîne doit éviter de copier un parcours unique dans tous ses établissements. Les dimensions, les horaires, le mobilier, les zones de produits frais et les contraintes de stockage varient d’un magasin à l’autre. Un audit initial doit mesurer les passages, les demi-tours, les seuils, les pentes, les portes et les zones où les chariots ou les palettes peuvent interrompre le nettoyage.
L’apprentissage local du Cobi 18 peut être efficace lorsque chaque site dispose de parcours courts et stables. En revanche, il demande une programmation individuelle dans chaque magasin. Le Scrubber 50 et le C5 peuvent davantage convenir lorsque le réseau veut créer plusieurs zones de nettoyage, reprendre des parcours après interruption et gérer des obstacles variables. Le KIRA B 50 ajoute l’intérêt d’une reprise manuelle, tandis que le Scrubber 75 répond à une logique de capacité dans les très grandes zones.
La supervision doit couvrir l’état des machines, les heures de fonctionnement, les alertes, la consommation d’eau et de détergent, les interventions et les résultats par magasin. Avant signature, il faut confirmer les droits utilisateurs, les exports de rapports, les fonctions d’assistance à distance, les intégrations informatiques et la couverture réelle du multi-site. Le nombre de langues prises en charge par une documentation ne doit pas être confondu avec le nombre de langues disponibles dans l’application ou l’interface embarquée.
Le budget doit intégrer la cartographie initiale de chaque établissement, la formation, la connectivité, la station éventuelle, les consommables, les brosses, la maintenance et les licences logicielles. Pour les sites français, il faut aussi examiner la base légale du traitement des données, l’information des clients et des salariés, la localisation des serveurs, les transferts hors de l’Union européenne, les durées de conservation et les droits d’accès, de rectification et d’effacement. Ces éléments sont à confirmer auprès du constructeur, du distributeur ou de l’intégrateur lorsqu’ils ne sont pas publiquement documentés.
Pour une zone de caisses, une allée étroite, un îlot frigorifique ou une arrière-boutique compacte, le Cobi 18 peut être étudié en priorité en raison de son faible encombrement, sous réserve d’un essai dans les conditions du site. Il faudra accepter des réservoirs plus réduits, une autonomie plus courte et un remappage individuel des parcours. Cette solution est surtout pertinente pour des zones ciblées ou des sessions courtes.
Pour les allées principales d’un supermarché standard et un réseau recherchant un équilibre entre capacité et circulation, le C5 OrionStar et le Gausium Scrubber 50 constituent des options intermédiaires à comparer sur site. Le C5 met l’accent sur les réservoirs combinés de grande capacité, la station et les différents modes de nettoyage. Le Scrubber 50 offre plusieurs configurations de brossage, une largeur de passage annoncée d’environ 800 mm et des références de déploiement retail multi-sites.
Pour une chaîne qui privilégie le pré-balayage, le nettoyage des bords et la conduite hybride, le KIRA B 50 mérite une évaluation spécifique. La largeur réelle des allées, le rayon de demi-tour, le temps de recharge et la disponibilité des fonctions de flotte doivent être confirmés avec le distributeur local. Les éléments de certification communiqués par Kärcher peuvent être intégrés au dossier de sécurité, sans remplacer les essais opérationnels et l’analyse réglementaire du magasin.
Pour un hypermarché de très grande taille, une réserve logistique ou une zone de réception largement dimensionnée, le Scrubber 75 offre une largeur de travail et des réservoirs supérieurs à ceux des modèles compacts, au prix d’un encombrement plus important. Son gabarit, son poids, ses besoins d’espace et son infrastructure le rendent peu approprié à la plupart des zones de vente encombrées. Il faut donc le considérer comme un équipement spécialisé pour certaines parties du site plutôt que comme une réponse uniforme à toutes les zones.
La décision finale doit être prise après un audit magasin par magasin. La surface réellement lavable en routine, la fréquence des passages, les horaires d’ouverture, le nombre d’interventions, le TCO, la maintenance, les exigences RGPD et l’infrastructure disponible sont plus déterminants qu’un classement général. Un pilote dans plusieurs formats de magasins permettra de mesurer les résultats dans les allées principales, la zone frais, les caisses, les allées réfrigérées, l’arrière-boutique et la réception avant une commande en volume.
Le délai de retour sur investissement doit être calculé magasin par magasin à partir des coûts locaux et des résultats d’un pilote mesuré. Le modèle doit intégrer la surface réellement lavable en routine, la fréquence des passages, le temps de supervision, les interventions humaines, la maintenance, les consommables et le coût de l’infrastructure. Les allées étroites et le mobilier variable d’un supermarché peuvent allonger ce délai par rapport à un entrepôt ouvert. Pour crédibiliser le dossier, mieux vaut comparer plusieurs scénarios d’exploitation plutôt que retenir un délai de récupération général.
Le prix d’achat varie selon le format, la configuration, la station, le logiciel, le service et le pays ; il faut demander un devis local détaillé. Il faut y ajouter les consommables (solution détergente, brosses), la maintenance préventive, la supervision et, en multi-magasins, le coût de cartographie initiale de chaque site et la licence de la plateforme de gestion de flotte. Sur une chaîne, l’écart entre un modèle avec station d’accueil automatique (dock avec remplissage, vidange et rinçage, comme le C5 OrionStar ou le Gausium Scrubber 50 avec sa station WS-01) et un modèle sans dock doit être évalué à partir du temps d’intervention réellement mesuré. Le TCO doit aussi inclure la formation, la connectivité, les éventuels travaux d’installation et le remplacement des composants d’usure.
L’achat peut convenir lorsque la fréquence de nettoyage est stable et que les magasins sont homogènes, mais son intérêt doit être vérifié avec un modèle financier local. Le leasing abaisse le besoin de trésorerie initial et convient quand le parc est en transformation (rénovation, changement de format de magasin). Les offres RaaS doivent être comparées sur la base de contrats locaux équivalents, en vérifiant la durée d’engagement, les services inclus, la maintenance, les consommables, le logiciel, les taxes et les frais de déploiement. Pour C5 OrionStar, le format 90 L de réservoirs combinés et la cartographie jusqu’à 10 000 m² peuvent contribuer à réduire certaines interventions, sans permettre de déduire un nombre de superviseurs ou un coût d’exploitation universel.
Les modèles positionnés sur ce scénario présentent des exigences de passage différentes selon la version et la configuration : le Cobi 18 possède un format de 48 × 48 cm, le Gausium Scrubber 50 annonce environ 800 mm et le C5 OrionStar environ 880 mm. Pour le Kärcher KIRA B 50, les documents consultés indiquent une largeur minimale de passage autonome proche de 1 000 mm, à confirmer pour la version locale. Le Scrubber 75, à environ 1 400 mm, est plutôt destiné à l’arrière-boutique logistique et non à la surface de vente standard. Avant de commander, il reste indispensable de mesurer les allées les plus étroites, les portes et la largeur des demi-tours de votre parc de magasins.
L’exploitant doit déterminer, avec le constructeur ou l’intégrateur, quelles données sont captées, si des images ou des flux sont conservés, quelles cartes et quels journaux sont transmis et quels traitements sont réalisés sur le cloud. Il doit ensuite examiner la base légale, l’information des clients et des salariés, l’hébergement, les transferts éventuels hors de l’Union européenne, les durées de conservation et les droits des personnes. Selon la configuration, un dispositif filmant un lieu ouvert au public peut relever des règles applicables à la vidéoprotection et nécessiter des formalités spécifiques ; une analyse d’impact peut également être nécessaire lorsque le traitement présente un risque élevé. Cette vérification contractuelle avec le distributeur ou l’intégrateur doit être menée avant déploiement sur le territoire français.
Une plage d’ouverture standard de 8 à 12 h appelle une planification des cycles, des pauses, de la recharge et des interventions plutôt qu’une extrapolation à partir d’une seule valeur d’autonomie. Le C5 OrionStar annonce environ 3 h en mode scrub et jusqu’à 8 h en mopping, avec une recharge rapide d’environ 1,5 h selon les données du fabricant. Côté réservoirs, l’écart est marqué : 10 + 11 L pour le Cobi 18, contre 45 + 45 L pour le C5 et 30 + 24 L pour le Scrubber 50 ; ces volumes ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer le nombre de recharges nécessaires par plage. Pour des sessions longues, la présence d’une station d’accueil, le débit d’eau, le mode de nettoyage, le type de sol et la surface effectivement parcourue doivent être vérifiés sur site.
Les caractéristiques des produits tiers reposent sur des données publiques et peuvent varier en fonction de la configuration, du site et des conditions d’utilisation. Les noms de produits et les marques appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Lorsqu’un produit utilise des caméras, de la cartographie ou un traitement de données dans le cloud, l’exploitant doit vérifier la conformité RGPD avant le déploiement, notamment la base légale, l’information des personnes, l’hébergement, les transferts éventuels et la durée de conservation.